Chronométrage

A. – INITIATION AU CHRONOMÉTRAGE

A.1. – LE BUT DU CHRONOMÉTRAGE

Obtenir, à partir d’un poste moyennement stabilisé, un temps qui sera pris comme base pour :

  • Fixer les charges de travail en atelier
  • Définir les délais de fabrication
  • Calculer le rendement et l’activité de l’atelier
  • Servir au calcul des salaires des ouvrières
  • Établir un catalogue de temps

La précision obtenue avec cette méthode est estimée à environ 10 %

A.2. – RECOMMANDATIONS AVANT DE MESURER PAR CHRONOMÉTRAGE

DEFINIR :

  • Les caractéristiques du poste (machine, équipement, accessoires)
  • Les caractéristiques de l’opération (analyse)

DISPOSER

  • Du poste
  • Des pièces
  • D’une opératrice qualifiée et entraînée

PROCÉDER :

  • À la mesure du travail en s’assurant du respect des caractéristiques définies (poste et opération)

A.3. – LA MÉTHODE

A.3.1. Rédiger la feuille dossier poste
A.3.2. Rédiger l’analyse du mode opératoire
A.3.3. Préparer la feuille de relevés
Le relevé des temps se fait en séparant, en principe, les trois étapes de l’opération :

Couture Assemblage
Avant piquage Début opération
Pendant piquage Pendant opération
Après piquage Fin opération

Prévoir un nombre de lignes suffisant pour enregistrer un minimum de 15 relevés non aberrants, soit 2 lignes.
Séparer les éléments mesurables par un trait fort, cela facilitera l’inscription des relevés pendant le chronométrage.
Dans certains cas, il n’est pas possible de relever l’une des étapes de l’opération.
Exemple :
Une opération est faite sur une machine équipée d’un coupe-fil automatique et la pièce n’est pas évacuée car une autre opération lui fait suite.
Dans ce cas, l’après-piquage se résume à la commande de la coupe des fils. Cette action est rattachée au « pendant piquage » qui précède.

A.3.4. Le relevé des mesures
Chronométrer 15 cycles minimum.
Pour que le temps obtenu lors du dépouillement soit valable, il faut un minimum de :

  • 15 avant piquage
  • 15 pendant piquage exempts d’irrégularités
  • 15 après piquage

Si l’on rencontre, pendant le chronométrage, des temps aberrants ou comportant des irrégularités, on peut :

  • Soit ne pas relever le temps et barrer la case d’un trait
  • Soit relever le temps, mais le barrer. Cela oblige à poursuivre le chronométrage jusqu’à ce que l’on ait au moins 15 relevés valables pour chaque élément mesurable.

Noter les heures de début et de fin, ainsi que le nombre de pièces chronométrées
Ces indications sont portées sur la feuille de chronométrage afin de permettre de faire un contrôle rapide de validité après le dépouillement, dans la mesure où celui-ci s’est déroulé normalement.
Le temps inter-postes
Les temps inter-postes sont saisis et indiqués dans l’emplacement prévu à cet effet sur l’imprimé. Il s’agit des temps fréquentiels de début et de fin de paquet.